Le sujet favori de Patrick Delaunay est le Jazz, ses musiciens, le plus souvent en pleine action : John Coltrane, Miles Davis, Thelonious Monk, Bill Evans, Ornette Coleman, Michel Petrucciani… ses divas, Billie Holiday, Ella, Sarah et Cie. Des personnages, parfois imaginaires, leurs instruments, des bouches élastiques, ouvertes sur le fond cru de l’âme, la fumée des caves, les doigts véloces de Thelonious Monk parcourant et frappant le clavier, le mouchoir blanc soudé à la trompette de Louis Armstrong…
Patrick Delaunay peint à l’huile, rarement à l’acrylique. Son style expressif se fonde sur l’instinct, la technique, l’accident. Sa quête du mouvement et de l’émotion, dans une gestuelle spontanée, le rattache à l’expressionnisme lyrique. La matière l’exalte non moins que les couleurs, les coulures, la fluidité du médium servant l’instantané, le sujet dont il extrait le suc ou, dirait Rabelais, “la substantifique moelle”.



