Peintres - Paris
Vrillet Anne Michelle dite Mina

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Mots associés Paris 14ème   Peintre   Contemporain   Technique mixte   Drouot   Professionnel  

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 Vrillet Anne Michelle dite Mina  (Paris)
  • Adresse : 94 rue de l’amiral mouchez, paris 14ème (75014) plan

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technique mixte sur toile (2006)

Gaïa et l’Homme d’Alliance...

On pourrait dire aussi : La Figure et le Signe, ou La Matière et le Sens...

Nomade dans l’âme, Mina a beaucoup voyagé, déménagé, fréquenté des hommes et des femmes de toutes latitudes et de tous milieux, exercé des métiers de toutes sortes. Aujourd’hui, sa peinture constitue la synthèse extrême de son expérience et le centre de sa vie.

Dans son corps à corps avec la matière - si dense sous le pigment de la toile - et sa recherche obsédante du sens caché des choses, Mina poursuit deux voies complémentaires : celle du Visage (figurative) et celle de l’Ecriture (abstraite).

Elle a découvert en Afrique une culture qui allie l’esthétique à la nécessité. Le travail des matériaux naturels et l’économie des formes font de chaque objet utilitaire, un objet d’art qui tire sa signification de l’usage qui en est fait autant que du rituel quotidien auquel il participe. Mina y voit comme un rappel à des valeurs fondamentales de transmission et de ritualisation de l’art. Elle y retrouve aussi le lieu de transposition idéal pour stigmatiser notre société où l’inutile le dispute à l’insignifiant. Partant, son travail sur L’Homme d’Alliance est comme un hommage rendu à ces artisans de la mémoire et de la beauté au quotidien qui ont involontairement contribué à l’émergence de l’art moderne occidental.

A travers Gaïa, le rapport à l’écriture relève d’un même souci de mémoire et de sens. Mina a été marquée dans son enfance par les vieilles femmes de son village et leur souci de la transmission. Depuis, la noria des images virtuelles s’est substituée à l’oralité vivante et l’information a remplacé la transmission. Dans son travail sur l’écriture et sur le signe, Mina cherche à renouer avec la tradition du voilé/dévoilé où le sens est inscrit dans la matière pour peu qu’on prenne le temps d’en déchiffrer la syntaxe.

La peinture de Mina est ainsi au confluent de la quête chamanique et du miroir d’Alice. Elle laisse entrevoir un autre monde de signes et de significations auxquels on n’a accès que si l’on consent à abolir provisoirement notre système de référence pour retrouver ce qui constitue le socle universel de notre humanité. A travers ses toiles, Mina en appelle à un peu moins d’amnésie. Elle nous renvoie à nos origines autant qu’aux prémices de l’écriture et de la représentation. En d’autres termes, la peintre n’a pas peur de convoquer certains fondamentaux qui n’ont plus guère droit de cité dans le microcosme de l’art contemporain occidental : Le Beau, le Sacré, l’Universel.

Dans son essai « L’œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique », Walter Benjamin parle d’"autorité de la chose", d’" aura" de l’oeuvre qui s’exerce par sa seule présence, au point que son exposition-même devient superflue. "La présence même de ces images a plus d’importance que le fait qu’elles soient vues" écrivait ce génial essayiste de l’Entre-Deux-Guerres qu’on redécouvre enfin. Ainsi, qu’elle soit vue ou non, dans la forme et dans le fond, dans sa texture et dans son traitement, dans ce qu’elle révèle et dans ce qu’elle dissimule, jaillit au moins une évidence : la peinture de Mina est douée de cette aura et de cette autorité qui caractérisent les œuvres faites pour durer...

FEP

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Statut : professionnel
Cotation : Drouot
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