Ma famille était dans le milieu du spectacle depuis deux générations et si j'ai pu profiter de ce milieu artistique très jeune, c'est la peinture qui s'est imposée à moi. Je fréquente alors l'école des beaux-arts de Nancy, mais mon besoin d'individualité me pousse à continuer seule. Je quitte l'école rapidement. Commence alors un long cheminement où "l'expression" devient l’objectif premier.
C’est en 1993, après des études en art thérapie, que mon travail prend une autre direction. Disons qu’il s’affirme dans la recherche du geste premier… premiers temps des hommes...
Il me faut alors « désapprendre »… désapprendre à dessiner, désapprendre les schémas culturels établis…
Les voyages et la fréquentation des peuples d’Amazonie m’aide à ce « désapprendre ». A leur contact, mon trait s’épure, l’atmosphère est suggérée. J’entrevois alors ce vers quoi je tendais jusque là…



