Le mot devient image, la forme d'une autre histoire. La perception lie ses ensembles dans une dimension intemporelle, créant laps de temps. On peut toujours prétendre tout savoir le leurre est enchanteur sur la réalité. Rien dans l'imaginaire ne perd de sa teneur palpable. L'image s'anime dans l’espace/temps et offre d'autres visions.
Dans cette profonde mutation que rencontre notre société, la pensée et la perception évoluent. Mais l'homme s'attache à l'image ( la télévision, le jeu virtuel...)et le leurre grandit. On transforme ou on uniformatise la pensée par le biais de l'outil de communication. On projette des identifications visuelles stéréotypées dont le résultat est:
Délation, starisme outragé, façon de consommer, de vivre et la liste est longue.
Le travail et la recherche de Sophie Handschutter, est une mise en scène de toutes les utilisations de l'image. Passer un message devient son cheval de route.
Lucidité, volupté, sagacité, poésie sont les composants qu'elle emploie pour dénoncer la puissance de l'image. Sa préoccupation est de montrer le trop vu gobé sans rien dire sous une forme qui amène la réflexion.
Une personne a dit " l'art est inutile",
- tant mieux elle répondra, il est gratuit...
Le sens dans le non sens, ses installations vidéo, ses photos, ses courts-métrages picturaux et poétiques et sa peinture traduisent bien sa volonté de représenter son temps présent.




