Je travaille la porcelaine par tournage, estampage et modelage.
Sa fragilité, sa mémoire et sa blancheur m’amène souvent à la concevoir comme une peau, une surface sensible, presque nue.
Ma ligne de conduite est un exercice, une répétition.
Battre la terre, la pétrir, la centrer, la monter, la guider.
Puis se laisser prendre au jeu, faire place au hasard, à la chance.
Jouer avec la plasticité du matériau, sa mémoire.
Créer la ligne, l‘empreinte, le sillon.
Mes formes se déclinent au fur et à mesure des expérimentations.
J’aime l’absence du décor pour travailler essentiellement sur le volume, en terme de masse et de forme.
Pour relier la forme à une couleur et à une matière, je fabrique
mes émaux en m’inspirant du quotidien, de l’anodin, d’une lumière,
d’un toucher ou de l’éphémère : des émaux mats, satinés, brillants
en nuances de blanc ou blancs colorés, en variations de roses,
de beiges, ou de bleus.
Mes recherches s’articulent autour d’un travail de plasticienne: des pièces uniques (fleurs, installations, sculptures, revêtements muraux),
mais également dans une déclinaison de formes simples et des petites séries autours des arts de la table :
(gobelets, bols, tasses, plats, pots, assiettes, saladiers, soliflores) .
Les pièces sont cuites dans un four électrique à 1260.




