Sami SAHLI expose à la galerie le Damier:
Peindre l’ivresse
Avez-vous jamais vu se dessiner concrètement, devant vous «l’ivresse » ?, la vôtre peut-être. Si vous lavez vécue à votre manière, et selon votre imaginaire, vous l’oublierez un jour. Mais voici un œil qui croque l’ivresse la plus jubilatoire, combinée et pétrie avec des papiers peints, du plâtre, des dessins, des restes d’aquarelle et beaucoup de soins et de labeur réfléchis. Sur les cimaises de la galerie d’art et d’essai. Le Damier, les interprétations picturales de Sami SAHLI semblenticarner le phénomène de l’ivresse de toutes les belles choses, actes ou rêves. Si vous contemplez l’atmosphère dans laquelle l’Euterpe de Sami SAHLI, a juxtaposé cette réunion, (quaâda) de copain, attablés autour d’un fond noir (voulu) par l’auteur, vous allez détecter, tout autour de leur tête, un ciel bleu radieux, ensoleillé par la joie et la liesse des oiseaux qui enivrent d’un plaisir incontestables. Ces personnages semblent hors du temps ainsi inscrits dans les collages.Leurs corps naissent et leurs belles expressions sont merveilleusement arrosées par les touches chromatiques de l’auteur. Ivresse d’amour En jaune canari, la jalousie a nourri la folie du pinceau qui a exhibé cette silhouette, offrant l’autre visage d’une jeune fille enflammée par l’âpre exigence de l’amour. Sami SAHLI a incarné la position de l’homme qui se plie au service ou aux demandes de sa bien-aimée, affectée par l’ivresse de la jalousie. A cette dernière l’auteur octroie l’espoir de revivre les instants de la scène qui trace l’élégance de la galanterie des hommes d’antan. Oui, il s’agit bien de personnages de naguère, figés par l’adéquation expressive des couleurs. Des fougues et des collages qui adhèrent les uns aux autres et s’harmonisent pour narrer la séduction d’un jeune homme, abordant sa Kachabia, en lui proposant sa bonne humeur et ses offrandes. Sans ignorer le regard de cet œil mi-ouvert, magnifié par le charme qui jaillissait de la palette narratrice du plasticien. D’une toile à l’autre, le visiteur voit changer la vision les expressions, les scènes et surtout l’ivresse. Puisque la muse de Sami SAHLI s’emploie à réunir tous ses extraits de matière pour coller et proposer la couleur la plus expressive de l’amour, du rêve dévoilé sur un visage endormi, qui en devient « ange », ou sur la splendeur des quatre saisons enchantées par la charge émotionnelle d’une palette, attelée à exalter les fines et belles choses de la vie. L.A. LA PRESSE Samedi 14 Janvier 2006




