cette peinture vit de contrastes, d'oppositions et de paradoxes résolus. Les formes géométriques sages sont bousculées par de longues bandes irrégulières et accidentées. Les lettres surgissent dans un éclat audacieux, se cachent derrière une forme ou un aplat de couleur pour mieux se découvrir à l'œil du spectateur (fausse pudeur).
Un rouge vermeil vient se frotter à un noir infini et l'or jaillit du fond du papier ou de la toile. La matière fait souvent clairement partie du jeu ; d'autres fois elle se fait plus discrète pour donner sensibilité à la couleur ou à la lettre.
Comment qualifier cette peinture où se mêlent matières, calligraphie, motifs décoratifs, géométrie et lignes déchirées, richesse des couleurs. Aucun ne prédomine sur les autres. L'unité naît de la diversité. Laurence Vargoz nous offre un univers riche de rêves et nous voilà alors « assis au cœur du vivant/Là où tout n 'est que vibration ».




