Grégoire Pousset crée un univers où les objets ont pris le pouvoir. Bien que faites de rebut, ses machines semblent tout droit sortir d’une chaîne de montage. Allumées 1 mois et demi pour le festival "Art St Roch", elles sont accueillies chez Etat d'Ame à Montpellier.
Que fait-on des objets neufs devenus vieux? Pourquoi ces objets abandonnés disparaissent? Objets abandonnés qui fascinent l’artiste, survivent et reprennent du sens à travers ses sculptures. A travers la lumière qui clignote, dont le spectateur peut faire varier l’intensité, et les moteurs qui font bouger l’ensemble, la machine prend vie. «Rien n’est gratuit, il n’y a pas d’artifice, pas de décoration, chaque bouton a une fonction, même si l’objet final n’en a pas».
Grégoire Pousset cherche à comprendre comment dans la société de consommation, l’objet a progressivement conquis son autonomie et comment l’homme est devenu spectateur de ses propres objets. Il interroge le rapport à l’objet, sa représentation, sa réalité, tout ce qui est fantasmé autour de l’objet. L’objet a toujours une fonction précise. Le sculpteur la remet en cause. A sa manière, il questionne le culte de l’objet neuf produit par une société de consommation et interpelle le spectateur sur sa propre histoire.
Le rêve de Grégoire Pousset? « Un ballet de machines, un théâtre où chaque objet divaguerait dans une fonction suffisamment floue pour laisser intervenir le hasard ».
contact : 06.75.35.74.46




