«Sabine Blanc fixe un instant, un détail de la vie d’oeuvres qu’elle croise dans les musées : architecture du musée, mouvements de foule, lumières artificielles, reflets de vitres sur et autour de l’œuvre. Forte de ce regard aléatoire, elle est à l’écoute de ses propres sensations. Il en résulte une rapidité de facture : glacis mêlés à des coups de pinceaux véloces, saturations gestuelles pour lier des morceaux d’œuvres arrachés, balayages pour fixer gestes et mémoire, surimpressions de styles. L’artiste propose le tableau flou à sujet flou, un rébus insoluble, vu dans un espace inidentifiable, quoique public. L’œuvre ne joue que comme repère spatial dans une présence diffuse. Impression furtive de déjà-vu? C’est que les œuvres montrées dans les musées nous sont familières et comme toutes les choses familières, nous les habitons, souvent à notre insu. L’œuvre de Sabine Blanc intervient à ce moment où bascule l‘art de montrer l’art et les artistes: moment où l’art est partout et nulle part. Son travail est une alternative possible à ce moment». Extrait d’un texte de Christian Schatler.
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